La crise autour du détroit d’Ormuz secoue le marché mondial du pétrole. Et la Côte d’Ivoire apparaît indirectement liée à cette situation. Selon Sika Finance, le groupe saoudien Saudi Aramco, présenté comme la plus grande entreprise pétrolière au monde, estime que la fermeture du détroit d’Ormuz provoque actuellement une perte d’environ 100 millions de barils par semaine sur les marchés mondiaux.
Le patron du groupe, Amin Nasser, évoque “le plus grand choc d’approvisionnement énergétique jamais connu”.
Un groupe désormais présent en Côte d’Ivoire
Cette crise intervient quelques mois après l’arrivée de Saudi Aramco sur le marché ouest-africain à travers la Côte d’Ivoire.
Fin août 2025, le groupe avait signé un contrat avec la Société ivoirienne de raffinage (SIR). La collaboration portait sur la livraison de dix cargaisons d’essence semi-finie.
Une opération marquante pour la SIR, dans un contexte mondial déjà marqué par les tensions énergétiques.
Le détroit d’Ormuz au cœur des inquiétudes
Le détroit d’Ormuz reste l’un des passages maritimes les plus stratégiques pour le pétrole mondial.
Une grande partie du brut mondial transite chaque jour par cette voie reliant le Golfe persique à l’océan Indien.
Sa fermeture actuelle perturbe fortement l’approvisionnement international.
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Selon les informations relayées par le média économique, les stocks mondiaux de pétrole approcheraient désormais des seuils critiques.
Cela, malgré la libération de 400 millions de barils issus des réserves stratégiques de plusieurs pays.
Des prix sous pression
Le Brent évoluait autour de 105 dollars ( ≈ 575 FCFA) le baril début mai. Mais plusieurs acteurs du secteur évoquent des prix beaucoup plus élevés sur certains marchés.
Le directeur général de HSBC, Georges Elhedery, a notamment affirmé que le baril atteignait jusqu’à 286 dollars au Sri Lanka.
Dans plusieurs pays asiatiques, certains importateurs réduisent déjà leur consommation face aux difficultés d’approvisionnement.
Riyad active des routes alternatives
Face à cette crise, l’Arabie saoudite tente de contourner le détroit d’Ormuz grâce à son oléoduc Est-Ouest relié au port de Yanbu, sur la mer Rouge.
Selon Amin Nasser, cette infrastructure fonctionne actuellement à pleine capacité.
Pour terminer, il faut dire que plusieurs banques internationales craignent un nouveau choc énergétique mondial si la situation persiste dans le Golfe.
Eirena Etté
















